
14 Mars
2010
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Statistiques :
Météo : Beautiful day !
Distance : 17 kms env. Altitudes : mini : 298m maxi : 751m Dénivelée cumulée : 729m Durée totale : 7h00 env. en savoir + >> Nombre de participants : 12 Niveau : ![]()
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Gros
taux d'abstention pour ce nouveau rendez-vous électoral
pastoral pour un petit tour électoral
à la campagne électorale.
Ce sont donc 12
candidats qui sont présents sur la liste (c'est
bon, je vous fait plus le coup du "électorale")
du jour. Ouverture du scrutin à 9h00 précises,
ponctuées vigoureusement par l'horloge de l'église de Méthamis.
Certains nez affutés tentent de nous refaire le coup de la boulangerie, pensant avoir décelé dans l'air pur du petit matin une délicieuse odeur de viennoiserie grillée...Manœuvre politicienne vite démentie par d'autres nez, encore plus affutés, permettant d'affirmer sans doute possible que si c'est le cas, alors le plastique de la brioche est aussi dans le four !
Nous démarrons le
programme du jour en direction du Mourre des coquins (allez savoir
pourquoi …). La côte de popularité est longue,
mais à chaque regard en arrière la récompense est là, Le panorama
sur le village est magnifique avec en fond de tableau le Géant de
Provence dont la puissante présence apporte un
sentiment de sérénité.

Pas de bla-bla, pas de discours, on sait qui est le Patron !
La vision porte jusqu'à Blauvac (petit animal très sauvage dont nous avons eu l'incroyable chance d'entendre l'appel du mâle en rut !).
Droite? Gauche? Centre? Nous prenons le parti de
suivre l'homme de tête du GPS (Groupement du Parti Sauvage)
nous promettant monts du Vaucluse et merveilles pour
la suite du parcours.
Photo de campagne sur la ligne symbolisant le sommet du col de Murs à 620m d'altitude.
Suit la combe des Tomassons, avec ses passages boueux et les traces de neige d'un hiver qui semble durer autant qu'un politique véreux ! Peine perdue une manifestation s'organise scandant notre slogan "Dans le midi, le gris c'est pas permis, Dans le Midi, le bleu c'est ça qu'on veut!"
De toutes façons les prémices du Printemps sont là, soleil généreux, ciel bleu à gogo à peine voilé des brumes matinales, et les premiers crocus qui pointent leur nez... Le Printemps est donc élu à l'unanimité et l'hiver n'aura qu'à se représenter l'année prochaine !

Cette journée est placée sous le
signe de l'exactitude car c'est sonnés
et trébuchants à midi pétantes que nous plantons le décor
du pique-nique option sieste au soleil garantie.
C'est une heure plus tard que nous reprenons le
chemin des urnes en balcon au dessus de la briquette
de la Gayette et de la Bérigoule. Le long de belles barrières
rocheuses aux baumes découpées nous abordons la montée par le
vallon de la Peyrière jusqu'à la pointe de Lalade, point culminant
de la rando avec ses 750m.
Pause pour y remarquer les vestiges du Mur de la Peste *. C'est aussi l'occasion de relancer le débat sur l'opportunité de séparer notre liste endeux mouvances : BAH et BOF .La Brigade d'Asservissement de l'Homme (étrangement constituée d'une liste exclusivement féminine) prônant des valeurs tendant à renverser l'équilibre Homme/Femme actuel tandis que la Brigade d'Optimisation de la Femme (à l'inverse composée totalement d'hommes) s'opposant à de telles pratiques bassement revanchardes...
Nous prenons une photo de chaque liste, au cas où, avant de décider à l'unisson que finalement... bah... c'est bof tout ça !! Restons unis ... les photos pourront toujours servir pour un futur projet de calendrier C&C (Une rumeur persistante conseille à qui veut l'entendre de ne pas choisir Décembre.)
L'heure du bilan approche et la descente sur Plafournier par le Devens nous ramène tranquillement sur Méthamis en nous proposant un nouvel angle de vue sur le village tout aussi enchanteur.
Un petit vent s'est levé, le bleu du ciel s'est intensifié et pour finir en apothéose dans un timing parfait les 4 coups de 16h sonnent à notre arrivée ! 2ème Tour dans 15 jours ...

*Mur de la Peste : Le Mur de la Peste a été édifié dans les Monts de Vaucluse afin de protéger le Comtat Venaissin lors de l'épidémie de peste qui frappa Marseille et une partie de la Provence (1720-1722). S'étirant sur 27 kilomètres, il est bâti en pierres sèches. Le long de ce mur, des guérites en pierres sèches accueillaient des gardes. C'est le carpentrassien Antoine d'Allemand, architecte, ingénieur et cartographe, qui en définit le tracé, comme il l'indique lui-même dans son "Mémoire des ouvrages que j'ai faits et ordonnés depuis 1700" conservé à la Bilbliothèque Inguimbertine : "En 1720 je traçois depuis Saint-Hubert jusques à Saint-Ferreol les limites entre le Comtat Venaissin et la Provence, une ligne de 18000 toises dont 6000 toises faites avec un parapet de terre et un fossé au devant, et 2000 toises avec des murs faits en pierre sèche. En 1720 (j'ai fait) le plan de cette ligne depuis Saint-Hubert jusques à Saint-Ferréol et de là en suivant la Durance jusques à son embouchure dans le Rhône et en remontant le Rhône jusques à Avignon dont la longueur est de 14 lieues."