
25 Avril
2010
|
![]() |
Statistiques :
Météo : Orageux!
Distance : 14 kms env. Altitudes : mini : 407m maxi : 623m Dénivelée cumulée : 714m Durée totale : 7h00 env. en savoir + >> Nombre de participants : 17 Niveau : ![]() ![]() |
| <<<<Randonnée précédente | Randonnée suivante>>>> |
Je m'en doutais... Les réserves émises lors de notre dernière expédition se sont avérées justifiées. On fait confiance, on encourage et pis voilà en ¼ d'heure (de retard) tout bascule !
Fini
les bonnes résolutions, adieu les illusions, laminés les rêves
d'une vie meilleure, bafoués les espoirs les plus fous bâtis trop
vite sur des fondations incertaines et décidément bien précaires !
Bref, vous avez deviné, nos GAGA (Gentils Animateurs trop
Gentiment animés) sont décidément fâchés avec l'exactitude.
Y'a foule ce matin sur le parking du rendez-vous et surfant sur l'opportunité, ils tentent de faire diversion façon marché avec déballage des nouveaux gilets "reporter" aux couleurs de C&C et du TBV en prétextant que le repassage à été plu long que prévu et que sinon...
"Le temps de l'illusion est béni" disait un copain prestidigitateur, mais en l'occurrence c'est celui du départ qui arrive car il nous faut encore plus d'une heure pour rejoindre notre lieu de destination.
Petit rythme tout ça...oserais-je dire escargotal ? Surtout que ça bavasse encore un moment sur le parking du Belvédère …
Après un premier coup d'œil
émerveillé sur le canyon ou défilé du Gournié la cohorte des
17 gastéropodes du jour s'élance enfin à l'assaut du défilé. La
progression coquille contre coquille sur les lapiés* n'est pas aisée
et certains limace grimacent de douleur, mais la
vision du Calavon, promesse d'une glisse meilleure, réconforte les
esprits.
Petit détour par la curiosité minérale du mur de faille
suivi d'une tentative d'intimidation de la part d'un groupuscule de
rebelles du FLPN (Front de libération du Pique-nique) en pleine
crise d'hypoglycémie aiguë. L'incident maitrisé nous reprenons
notre lente progression pour attaquer la rive droite
et cheminer pour une balade en balcon nous permettant de découvrir
la beauté des méandres des gorges et leurs promontoires rocheux
autrefois façonnés par des eaux tumultueuses.
La chaleur est
lourde, les sacs à dos aussi, Félicie aussi, mais
nous préférons repousser la pause de midi afin de profiter du bord
de l'eau. Passage auprès de plusieurs charbonnières, vestiges de
l'activité ancestrale et de deux Avens dont l'un d'eux à été
aménagé grâce à un escalier en colimaçon afin
de rejoindre le bas du défilé.
Le fond de la gorge est en vue et
l'on devine déjà les amygdales premières maisons d'Oppedette comme soudées à la montagne. La couleur du ciel à
désormais viré au gris et quelques gouttes viennent s'écraser à
nos pieds.
L'averse s'est éloignée se contentant de nous laisser une fraicheur bien agréable en regard de la température dégagée par un soleil ayant repris tous ses droits... Enfin l'honneur est sauf, il est midi (au soleil) quand nous attaquons sauvagement pour les plus voraces, le pique-nique !
La marinade d'orteils en Calavon semble d'entrée particulièrement appréciée par les dames, mais la brusque montée en température du torrent qui en suit va nous jouer un mauvais tour...
Repus et reposés nous en profitons pour faire le point sur notre prochain séjour C&C ainsi que sur plusieurs projets détente et loisirs à suivre régulièrement à la rubrique actualités...
Le projet de seconde partie étant de rallier la roseraie de l'abbaye de Valsainte, nous reprenons le chemin et c'est là que nous rattrape le bouleversement climatique généré par l'insouciante trempette précédemment évoquée.
C'est d'abord le grand retour du ciel
plombé, suivi de près par les roulements du tonnerre au loin, puis
de plus en plus noir et de plus en plus prés ! Finalement peu avant
le croisement du GR4 et du GR6 l'orage, oh désespoir,
nous déverse
sa phase aqueuse...

C'est la fête à
la grenouille, l'appel
pénétrant du limaçon envahit le sous bois, la loche en bave de bonheur
tandis que la limace glisse de joie et soudain, elle apparaît
dans son habit de lumière, brillant des milles feux de l'éclair
orageux, la fée Lochette la coquille frémissante, guidant sans
faiblir son armée de gastéropodes vers leur destin plein de
promesses... (Quel destin ?)
Aux dernières nouvelles, si la balade fut écourtée, le concours de t-shirts mouillés fut apprécié et malgré ces perturbations climatiques la rando fut du tonnerre !

Avertissement : Tremper négligemment un pied dans l'eau, nuit gravement à la météo !
*Lapiés : Le lapiaz (aussi appelé lapié ou lapiez ou Karren, mot d'origine jurassienne), est une formation géologique de surface dans les roches calcaires et dolomitiques, créée par le ruissellement des eaux de pluie qui dissolvent la roche ou par la cryoclastie. Ce type de sol, déchiqueté, aux aspérités coupantes lorsqu'il s'agit de calcaire dur, est sillonné de nombreuses rigoles, fissures et crevasses de taille variable, dont certaines peuvent atteindre plusieurs mètres. D'autres structures se distinguent : les vasques et les arches.La roche est également souvent perforée, donnant à voir en surface les mécanismeskarstiques qui président ailleurs au creusement des grottes, avens, scialets et autres cavités naturelles.Les sillons sont de deux types : les rigoles, suivant la ligne de la pente, rectilignes ou sinueuses, les crevasses (ou leisines), qui sont un approfondissement des fissures et qui découpent la roche en blocs.